(À) Qui Suis-Je ? (3/3)

Par Faly Ravoahangy

Notre Appartenance Détermine Notre Activité

Kant articule ses réflexions selon 3 questions : Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? Il aurait évité bien des maux de tête en se référant et se conformant à la Bible. Elle contient des réponses claires à ces questions.

Tout d’abord, le salut fait de nous des adorateurs de Dieu, individuellement et collectivement. Le but ultime de notre rédemption est de glorifier Dieu. Nous devenons des instruments vivants de célébration et de représentation de Dieu. Les avantages supplémentaires tels que notre pardon, notre adoption et notre avenir éternel en Sa présence ne doivent pas nous faire oublier que Dieu œuvre principalement pour Sa gloire. Chaque chrétien contribue à bâtir une « maison spirituelle » (1 Pie. 2:5), resplendissante et plaisante aux yeux du Seigneur.

Le ciel est rempli d’adorateurs. Dans Apocalypse 5: 9-10, le plan de Dieu est accompli dans le ciel et Il a rassemblé pour Lui-même un royaume, une nation sainte, des prêtres royaux. L’église est entre deux époques. L’église est construite sur les fondations posées par les apôtres et les prophètes (Eph 2:20) et est chargée de transmettre le message des apôtres et de l’église primitive jusqu’à ce qu’Apocalypse 5 devienne une réalité. L’église est appelée à être porteuse du message divin. Nous devons être des disciples qui font des disciples (Mat. 28:18-20). Nous sommes appelés à annoncer la souveraineté du Christ. Et nous sommes appelés à aller proclamer la Parole de Dieu afin de faire des disciples qui adorent et craignent Dieu. Chacun a son rôle à jouer dans la Grande Commission, envoyer, former, aller soi-même sur le front, soutenir ou prier pour ceux qui sont au premier plan de la bataille. Mais il ne peut pas y avoir de spectateurs ! Cela peut nous coûter en argent, en temps ou en efforts ; cela peut nous amener à abandonner nos ambitions personnelles pour aider d’autres frères et sœurs dans le Seigneur, mais c’est ce que nous sommes appelés à faire. Nous sommes dans un même bateau ! L’engagement à accomplir ce mandat doit être individuel et collectif. En tant qu’église, l’œuvre missionnaire doit être notre passion.

Nous sommes porteurs des « louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière » (1 Pie. 2 :9b). Nous rendons tangible la présence du Christ en nous par notre bonne conduite (1 Pie. 2 :12). Sur notre lieu de travail, notre école, ou au supermarché, notre vie croise celles de non-croyants. Voilà notre champ de mission ! Nous devons y être à la fois porteurs de l’image de Dieu et du message divin. Dieu nous a appelés dans Son armée et équipé de Son armure, selon Sa bienveillance, pour que notre préoccupation première ne soit pas les choses de ce monde, mais bien de Sa volonté (2 Tim. 2 :3-4). Dieu nous a appelés à préférer l’éternel au temporel.

Nos préoccupations et frayeurs révèlent ce qui compte vraiment pour nous. En ce temps de célébration de notre fête nationale, plusieurs analystes pondèrent les avancées de notre pays depuis notre indépendance. Peut-être pouvons-nous pareillement profiter de ce temps pour évaluer l’évolution de la foi chrétienne dans notre nation depuis que nous avons eu la Bible dans notre propre langue en 1835. Que devons-nous remettre en question, et remettre au Seigneur, concernant l’identité et l’activité du corps de Christ à Madagascar ? Certains d’entre nous s’angoissent peut-être pour notre avenir politico-économique. D’autres œuvrent activement à contribuer au développement ou à la justice sociale. Et d’autres encore militent pour, ou contre, les actions gouvernementales. Toutes ces allants sont louables… à moins qu’ils ne prennent le pas sur ce à quoi Dieu nous a appelés. Notre identité divergente du monde doit nous amener à agir différemment de celui-ci. Nos priorités sont dissemblables, et nos objectifs également. Au lieu d’opérer pour faire de Madagascar un paradis, évangélisons pour emmener le plus de nos concitoyens possibles au Paradis. Que devons-nous remettre en question, et remettre au Seigneur, concernant les inquiétudes et priorités du corps de Christ à Madagascar ? Une fin tragique est promise a ceux dont le nom ne fait pas partie du Livre de Vie (Apo. 20 :15). Voilà ce qui doit nous angoisser pour nos proches, nos amis, notre famille !

Que le feu d’artifice lors de la fête nationale nous rappelle qu’il y a une grande célébration au ciel à chaque fois qu’une âme égarée se réfugie dans le Seigneur (Luc 15 :7). Et que ceci nous donne le zèle de proclamer à tous que la réelle fête est celle à venir quand tous les citoyens du royaume de Dieu seront en présence de leur Créateur. « Le vainqueur recevra cet héritage, je serai son Dieu et il sera mon fils. » (Apo. 21 :7). Si tu es chrétien, tu es un fils de Dieu, tu as été créé par Dieu pour Le glorifier et tu iras là où Dieu habite au milieu des hommes (Apo. 21 :3). Si tu ne l’es pas, tu as un plus gros souci que le coronavirus : tu es actuellement l’ennemi de Dieu et ce qui t’attend est une éternité de souffrance. Contrairement à ce qu’il est souvent répété, tous les Malagasy ne sont pas de facto des serviteurs de Dieu ; ce n’est pas notre citoyenneté mais notre foi en Christ et repentance qui déterminent notre destinée. Alors, qui es-tu ? Ou plutôt, à qui es-tu ?


Faly Ravoahangy est le fondateur et directeur général de Madagascar 3M, un ministère qui identifie, forme et équipe les pasteurs à Madagascar. Il fait également partie de l’équipe des anciens et est pasteur enseignant à l’église baptiste biblique d’Ankadivato à Antananarivo. Il est marié à Lily et ils ont 5 enfants.